Le régulateur de Benoît Rouquayrol

Grâce à David Dekker nous retournons à la découverte de l’histoire des équipements de plongée au cours de l’histoire…. un très grand merci pour ces informations et ces photos inestimables.

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En 1862 Benoit Rouquayrol fait ses premiers essais sous l’eau avec son appareil respirateur appelé le ‘régulateur’.

Le régulateur fonctionne avec un apport d’air depuis la surface grâce à une pompe branchée par un tuyau sur le « réservoir » du régulateur. Dans ce réservoir, l’air est à une pression d’environ 1 atmosphère de plus que l’air ambiant.

Ce réservoir est surmonté d’une chambre avec entre les deux une membrane en caoutchouc attachée à une soupape. Un tuyau sort de cette chambre pour aller à la bouche du plongeur. Lorsque celui-ci inspire, la membrane descend et libère la soupape, permettant à l’air de passer dans la chambre puis d’alimenter le plongeur. Lorsqu’il expire, un « bec de canard » se forme entre la chambre et le tuyau, empêchant l’air de remonter.

C’est un système identique à celui utilisé par Cousteau et Gagnan dans les années 40 avec leurs descendeurs « CG45″.

En 1864, un masque « groin » est conçu pour s’adapter au régulateur et permettre une meilleur visibilité sous l’eau.

La même année, Auguste Denayrouze commence à coopérer avec Benoît Rouquayol dans leur entreprise qui est alors renommée « Rouquayrol – Denayrouze »

En 1866, cet appareil est déjà utilisé par les marines de France, d’Angleterre, des Etats Unis, d’Italie, d’Espagne, d’Autriche, de Russie, de Suede et d’Hollande.

Masque et régulateur : propriété de la marine militaire du Danemark

Photo : David Dekker


Gravure : propriété des archives de la Marine Nationale de France

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